Chapelle Saint Anne

 Au long des siècles et jusque avant dans le nôtre, le Pays Mitaux est demeuré obstinément fidèle à sa double appartenance catholique et bretonne.  Il l’a manifesté en une floraison d’églises, de chapelles, de croix et de fontaines.

     De ces différentes époques, on peut admirer encore aujourd’hui l’architecture de la chapelle Sainte Anne de l’Armor, du XVIe siècle.

Un style gothique flamboyant

C’est un joli spécimen de gothique flamboyant breton, construit en granit choisi.

Les contreforts sont surmontés de pinacles avec personnages et anneaux sculptés. Remarquez sur le pignon ouest un petit clocheton ajouré en pierres surmontant la porte ornée de pilastres à pinacles, d’un écusson à une croix et d’une niche. La porte sud est à anse de panier et accolade surmontée d’une niche à trilobée. Par ailleurs, les fenêtres sont à cintre brisé à meneaux flambants. Celle de l’est autrefois mutilée a été recouverte dans sa totalité en 1965.

Un intérieur décoré

A l'intérieur, la chapelle est couverte d'une charpente aux entraits ornés de têtes de crocodiles et aux sablières décorées de personnages et d'animaux. On y trouve un ex-voto qui date de 1940, remerciant sainte Anne d'avoir accordé sa protection lors d'un bombardement en 1940.

 

Un édifice classé

Un arrêté classe cette chapelle remarquable en "Monument Historique"  depuis le 3 novembre 1930.

Le luxe de cette chapelle, la plus belle de la région, est l’indice certain d’un pèlerinage très fréquenté en Bretagne au Moyen-âge.

Des dons généreux

En effet, la construction de l’édifice n’a été rendue possible qu’avec la forte influence de dons provenant des fidèles. Elle avait son chapelain. Les archives précisent que le Seigneur de la Fresnay avait un droit de patronage sur la chapellenie. Il y avait au XVIIe siècle un prêtre qui desservait cette frairie pendant 44 ans. Fait assez curieux, il demeurait au village de Burin, soit à 8 km à travers champs, de la chapelle. Rappelons que la messe devait y être célébrée tous les jours, et ce malgré les intempéries.

Des archives disparus

Pendant la révolution, en 1793, on essaya de brûler la chapelle, mais comme on ne pouvait y réussir, on en descendit la toiture et les ardoises furent vendues au marché de la Roche-Bernard… On ne sait, ni comment, ni quand la maison des chapelains a été vendue. Le courant révolutionnaire de la fin du XVIIIe siècle a malheureusement fait disparaitre une grande partie des archives concernant la chapelle et sa fratrie.

Son Pardon

Comme il est de tradition, le pardon à Sainte-Anne a toujours lieu le dimanche précédant le 26 juillet. Une procession part de la chapelle pour aller jusqu’à la fontaine, où est célébrée la messe suivie d'un repas.

C'est ainsi que le patrimoine et la foi sont valorisés dans ce village de la commune de Saint Dolay..

A vos agendas :

Chaque année, le pardon de Ste Anne en Saint-Dolay a lieu le dimanche qui précède le 25 juillet sur le site de la chapelle.