église de Pénestin

Histoire

Le 6 mai 1767, le chanoine François Duchesne, de la collégiale de Nantes, érige en paroisse indépendante les trois frairies de Larmor, Tréhiguier et le Bourg sous le vocable de "Saint Gildas".

Avec la création des départements et la fixation des diocèses par le Concordat de 1801, Pénestin devient commune du Morbihan et paroisse du diocèse de Vannes.

L'église actuelle a été construite du temps de Mr Jean-Marie Camper, recteur de la paroisse. Sa bénédiction eut lieu le 20 octobre 1880 par Monseigneur Becel entouré de la population pénestinoise.

Édifiée selon l'architecture néo-gotique "dans le style du 13ème siècle", elle prend la place d'une église plus ancienne. En effet, la chapelle du Prieuré de la juridiction de l'Abbé de Saint Gildes-des-Bois se situait dans l'enceinte de notre "ancien cimetière". Elle était aussi dédiée à Saint Gildas.

 

Statue de Saint Gildas dans le transept droit

Le clocher

Le 4 avril 1889, le clocher a accueilli trois nouvelles cloches fondues aux Établissements Havard de Villedieu (Manche) : "Marie Marguerite de Pénestin" - 670 kg, "Louise Anne de Pénestin" - 460 kg et "Marie Joseph  Thérèse Mathilde de Pénestin"  - 350 kg, bénies en 1888. En 1968, "Louise Anne", qui était fêlée, a été remplacée par "Modeste Marguerite de Pénestin" - 460 kg.

A l'occasion du centenaire de l'église Saint-Gildas, le recteur Geffroy décide d'étoffer le carillon du beffroi en y faisant installer une quatrième cloche, la plus grosse - 1 065 kg : Myriam, bénie en 1980. Elle nous arrive, tout comme Marguerite-Modeste, de la Fonderie Paccard d'Annecy.

"Quant à l'horloge du clocher à trois cadrans, elle ne sera installée qu'en 1923 par M. Guineau, mécanicien-électricien à Paramé, pour un coût de 4 800 francs"

Alain Perais, dans le livre P. 68-69, "Pénestin, 250 ans d'histoire paroissiale", mars 2018

grotte de Lourdes

La grotte

La réplique de la grotte de Massabielle à Lourdes a été réalisée par des bénévoles pénestinois. Les pierres viennent de Pontchâteau (Le Bodio). Elle sont installées suivant les plans de M. Pinson de Kerlieux. Confirmant la dévotion de la paroisse à la Vierge Marie, la Grotte a été bénite le 3 mai 1970.

Le baptistère

La cuve baptismale, en marbre noir de forme ovale, a été retrouvée et posée l'année 2002 par l'abbé Jean-Baptiste de Barmon.

Une statuaire riche

Inaugurée dans le pré appelé « Billy », cette église possède plusieurs statues, dont une qui représente saint Gildas, en bure monacale, la croisse d'abbé en main, ayant à ses pieds la clochette offerte à son ami saint Cado. Le saint patron de la paroisse est installé dans le transept surplombant le jardin de Pâques.

Aussi, dans les transepts, on peut voir Saint Jean, l'évangéliste avec le Livre et l'aigle et Saint Joseph, le père adoptif de Jésus.

Sur les autels des chapelles latérales, les statues du Sacré-Coeur et de la Vierge Marie témoignent de la dévotion des fidèles.

Lorsque l'on quitte l'église, près des plaques portant les noms des paroissiens morts pour la Patrie, Sainte Jeanne d'Arc et l'Archange Saint Michel terrassant le dragon semblent nous dire que nous pouvons oser aller témoigner de notre foi.

Tel l'a fait Saint Louis-Marie Grignon de Montfort. Sa statue est visible près de la Grotte, dans la nef latérale depuis 1975. "Il est à l'origine de la création de la congrégation des filles de la Sagesse" à Pénestin"

 

Dans la chapelle-baptistère, Sainte Anne, Saint Antoine de Padoue et Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus ont été posés sur un autel adossé au mur. Il vient de la chapelle désaffectée de Tréhiguier (chapelle dédiée à Saint Jean Baptiste ?). La table d'autel d'une seule pierre de granit est portée par de belles colonnettes.

Sainte Anne et Sainte Thérèse représentent les hauts lieux de pèlerinage de Sainte Anne d'Auray et de Lisieux.

Les ex-voto

Le Pourquoi Pas ?

La Maquette du Pourquoi Pas ?, en bois, est suspendue à la voûte de l'église.

Dans une note fournie en août 1985, Monsieur Petitbreton (Grand magasin « Nautique » au Pouliguen) explique le don à l’église paroissiale de Pénestin : « Mr le Recteur Geffroy qui venait comme ami me voir à Poudrantay me le réclama pour notre église car il n’y en avait jamais eu. Il l’emporta donc un jour de 1973.

Elle est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 14 janvier 1977.

 

Un Brig dans la tempête

Cet ex-voto a été offert par des marins.

Dédié à Saint-Anne, il porte l’inscription PPN (Priez pour nous).

Ce tableau symbolise l’impuissance des marins face aux flots déchaînés et fait ressentir la peur d’un équipage en perdition.

Restauré en janvier 1999 par Mme Ortho de la l'atelier du Vieux Pont de Pont-Scorff.

Le Laënnec

Cet ex-voto, réalisé vers 1905 et installé en face du "brig dans la tempête" a été offert par la fille de Monsieur GURIEC.

Ce trois-mâts barque « Le Laënnec » était affrêté au transport de nitrate entre le Chili et la France. Mr Guriec décèdera à bord de ce bâtiment au Cap Horn en 1916, après 12 ans de commandement.

Tableau restauré en janvier 1999 par Mme Ortho. Porté au répertoire départemental depuis le 16 novembre 1976.

Les vitraux

Saint Gildas

L'ensemble des vitraux de l'église ont été dessinés et réalisés par les ateliers de Monsieur MOUILLERON, peintre-verrier à BAR-LE-DUC (Meuse). Un ensemble agréable et lumineux !

(Dans un courrier du 22 septembre 1890, Mr Mouilleron soumet son projet des trois verrières de l'abside dédiées à Saint-Gildas, en remplacement du projet du 16 avril 1888, représentant les Evangélistes.)

1 - Au vitrail central : Saint Gildas en pied. A la main droite protectrice et bénissante. Il porte des vêtements simples et austères des moines. La main gauche tient la "crosse" (le bâton pastoral de l'Abbé du Monastère...)

2 - Pour son éducation et son instruction, Gildas âgé de 7 ans, heureux et joliment habillé, est confié par son père, le roi CAUNUS, au moine Saint-ILDUD, fondateur de l'importante école monastique en Cambrie, au Pays de Galles.

3 - Gildas admis au monastère a renoncé aux habits somptueux pour l'étoffe grossière de la bure et le lit de pierre. Bien que reconnu pour sa science, ses qualités et ses dons, il fait l'admiration de ses condisciples par son humilité, sa piété, sa pénitence.

4 - Gildas "perdu volontairement dans les rochers de Houat", découvert par les pêcheurs, les évangélise, les "délivre des maux"... se fait des disciples.

5 - Gildas "donne aux rois et aux princes les conseils de sagesse et de bon gouvernement,"... leur adresse aussi des reproches indignés pour les fautes à la justice, à la vertu... Au besoin, il les fait condamner pour les amener à se convertir, à s'amender en public : comme le Roi Arthur "Arthus des Chevaliers de la Table Ronde) accusé de la mort d'un frère de Gildas, ou le cruelle Conomor, Prince de Poher, de Castel-Finans, en forêt de Quénécan, pour la mort de son épouse Trifine et de son fils Trémeur.

Jésus et sa famille

Dans les chapelles, les vitraux évoquent :

  • L’Éducation de la vierge Marie par ses parents Sainte Anne et Saint Joachim
  • Sainte Élisabeth, cousine de Marie
  • La Visitation
  • La Vierge Marie recevant le Pain Eucharistique de la main de l'apôtre St Jean
  • La Sainte-Famille à Nazareth
  • Saint Joseph
  • La fuite de la Sainte-Famille en Égypte.
Accompagnée de deux saintes femmes, la Vierge Marie descend du Calvaire, (Mat 27,55-56) - (Marc 15,40-41)

Scènes évangéliques

Dans les transepts, les vitraux placés au-dessus des confessionaux, représentent des scènes évangéliques. Ces dernières donnent sens au pardon, à la réconciliation, à la foi, à la confiance, à l'espérance et à l'amour ;

  • La descente du paralytique par le toit (Luc 5, 17-26), (Marc 2, 1-12)
  • L'apôtre Pierre marche sur les eaux (Matt. 14, 24-33)
  • Guérison du possédé (Matt. 8, 1-14)
  • Guérison du lépreux (Matt. 8, 1-14)
  • Jésus reçu chez Marthe et Marie, sœurs de son ami Lazare (Luc 10, 38-42)
  • Accompagnée de deux sainte femmes, la Vierge Marie descend du Calvaire, (Matt 27, 55-56).

La vie de l’Église

Dans les nefs latérales, la vie de l’Église à travers les siècles est évoquée et les vertus chrétienne sont affirmées. "Les scènes sont plus parlantes aux fidèles" ;

  • Martyre du diacre Saint Étienne, lapidé
  • Martyre de Saint Cécile blessée
  • Sainte Monique avec son fils Saint Augustin
  • Saint Louis, roi de France
  • Apparition du Sacré-cœur à Sainte Marguerite Marie Alacoque dans la chapelle de la visitation à Paray-le-Monial (1673)
  • Sainte Élisabeth de Hongrie
  • Apparition de Notre-Dame à Sainte Bernadette Soubirous à Lourdes (11-02-1858).
Saint Louis, roi de France (1214-1270à, rendant la justice sous le chêne de Vincennes. Fête le 25 août.

Baptistère

Près du baptistère, se situe le vitrail représentant le "Baptême de Notre Seigneur au Jourdain par Jean le Baptiste" (Luc 3,21-22) - (Marc 1n 9-11) - (Matt. 3, 13-17)

Angelot dans un médatillon